Ateliers d’écriture

Initié en 2009, l'atelier d'écriture du CVB en est aujourd'hui à sa 10ème édition. Au départ réservé aux auteurs dont le projet était développé au CVB, l'atelier s'est progressivement ouvert à des cinéastes extérieurs pour finalement leur être entièrement consacré.

La SCAM est partenaire de l'atelier d'écriture depuis 2014 ; la diffusion de l'appel à projets pour y participer est relayé sur le site de la Maison des Auteurs ainsi que sur celui de Bela. Le Comité de sélection des projets reçus est constitué de membres du CVB, des tuteurs d'écriture qui encadreront l'atelier et d'auteurs de la SCAM.

A côté du tutorat mis en place par le Centre du Cinéma de la FWB, l'atelier d'écriture du CVB s'adresse à des projets de tous horizons - qui n'ont pas encore été soutenus par le CCA – et portés par de jeunes auteurs. Il propose par ailleurs des sessions collectives d’écriture, seule initiative de ce genre au sein des ateliers de la FWB. Formule plébiscitée par les auteurs qui y ont participé.

Si l’objectif pragmatique de ces ateliers est de parvenir à la rédaction d'un dossier de développement ou de production, un objectif plus large embrasse cette initiative : l'accompagnement des auteurs-réalisateurs, centré sur la recherche et le temps de maturation ou d'apprentissage ; sortir les auteurs de leur « solitude d’écriture », leur offrir une dynamique de travail et de réflexion collective qui leur permette de préciser les intentions et d'opérer des choix clairs par rapport au sujet qu’ils choisissent de traiter.

S'étalant sur une période de trois mois, l'atelier est basé sur une alternance de séances de travail collectives et d’un suivi individualisé. La présence de deux tuteurs d'écriture, pendant toute la durée de l'atelier, en est le facteur déterminant.

Il est important de comprendre en quoi le cinéma documentaire, de par son ancrage dans le réel et le regard que porte sur lui le réalisateur, est déjà en lui-même processus d'écriture. Le documentariste donne en effet du réel sa propre représentation et non pas une supposée retranscription objective du monde. Il ne se borne pas à le filmer mais plutôt à « filmer le lien avec celui-ci, le rapport singulier avec le monde » (Patrick Leboutte). Le documentaire, appelé aussi « cinéma du réel », se doit donc d'innover sur les plans narratifs et esthétiques, d'expérimenter : « Filmer n’est pas naturel. C’est constituer une image, faire des choix, les plus visibles étant ceux du cadre, du montage, les questions éventuellement posées à la personne filmée. Plus fondamentalement, peut-être, il y a le fait que le cinéaste va de lui-même vers quelque chose avec une proposition. » (Denis Gheerbrant)

La journée inaugurale de l’atelier, celle où les participants se rencontrent pour la première fois, en présence des tuteurs d’écriture et de Cyril Bibas, revêt un caractère particulier : c’est en effet la première fois que le groupe prend forme et que diverses voix et sensibilités se prononcent sur ce qui constitue la matrice du projet de film porté par chaque auteur. Le sujet du film à venir, mais aussi les intentions de son auteur, sont mis en partage et à l’épreuve de la compréhension de chacun. Cette dynamique collective est ensuite relayée par un travail « en tête à tête » avec le tuteur désigné pour accompagner l’auteur ; ils approfondissent ensemble les questions soulevées par le groupe et s’attellent à la rédaction du texte, à sa matérialité et à sa cohérence.

Entre les sessions collectives et le travail individuel, entre l’auteur et son tuteur d’écriture, l’atelier permet un réel travail sur le texte et sa capacité à véhiculer du sens, à transmettre un point de vue et à inviter son futur destinataire à être un lecteur actif.

L'APPEL À PROJET DE L'ATELIER D'ÉCRITURE #6 / 2019 A ÉTÉ LANCÉ CE 1er FÉVRIER 2019 / LES DOSSIERS DE CANDIDATURES DOIVENT NOUS PARVENIR AU PLUS TARD LE 27 MARS 2019
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