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court et en ville

Sélection de courts des ateliers de production

Tuesday
31
March
19:00

Quatre films qui portent un point de vue fort et singulier sur des réalités non-occidentales, avec une belle diversité de formes, de genres et d'approches. Des films qui dialoguent entre-eux dans leur tonalité, ainsi que de leur ouverture au monde. Des liens qui sont aussi perceptibles par le prisme d'une voix, d'une écriture ou de gestes filmiques.

Programme :

*Notre territoire, de Mathieu Volpe (21', GSARA)
Muni de quelques mètres de pellicule, je retourne sur le territoire de mon enfance, à la rencontre de ceux qui étaient absents de mes souvenirs d’été : les migrants d’Afrique centrale, réunis pour la cueillette dans les plantations de tomates.Avec humilité et délicatesse, je révèle une économie parallèle et donne un nom à ces invisibles arrivés en Europe à la poursuite de leurs rêves.


*We had fun yesterday, de Marion Guillard (35', CVB)
Plus jeune, je détestais autant mon corps que j’étais obsédée par les images de Nature. D’un côté, je me disais qu’elles étaient sublimes, et que c’est pour cela qu’elles existaient, et de l’autre, j’avais l’impression qu’en tant que femme, si on ne me regardait pas, j’allais disparaître. J’aimais les images à en oublier le réel.
C’est autour de l’expérience de mon personnage que le film s’articule. Tout d’abord dans une fascination des images, puis dans leur fabrication boulimique, mon regard change, se questionne et s’interroge sur le pourquoi faire des images de nature aujourd’hui ? Une succession de séquences illustrant tour à tour les formes de représentation de nature comme le cinéma animalier, les Parcs naturels ou les zoos, se mettent en mouvement autour de mon expérience personnelle en tant que cinéaste animalier, plasticienne, ornithologue, femme, corps.


*MAU, de Théo Jules Côte-Willems (15', Insas)
Dans une capitale chinoise à la croissance exponentielle, chacun rêve d'une vie meilleure. Mais que se passe-t-il lorsque le rêve de la ville dépasse celui de ses habitant·es ?

*Ramallah, Palestine, décembre 2018, de Juliette Le Monnyer (11', Atelier Graphoui)
Dix minutes de temps réel sous l’occupation.
Au milieu des immeubles et des rues de Ramallah, des hommes prennent position. Dans un plan continu, sans montage, la caméra témoigne d’un affrontement entre palestiniens et soldats israéliens qui stationnent illégalement dans la ville. D’un seul geste, le spectateur fait l’expérience en temps réel de l’occupation du territoire palestinien.

Une séance coordonnée et programmée par les chargé·es de diffusion de l'AAAPA (ateliers de production, d'accueil et d'école), en collaboration avec le Cinéma Aventure et le festival En Ville!

En présence des réalisateur·rices.

*Gratuit avec le Pass Cineville.



 


 

Cinéma Aventure
rue des Fripiers 15
Bruxelles
Belgique

We Had Fun Yesterday

Marion Guillard

(2024 | 35')
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